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Woman and son in produce aisle

Non, les acheteurs en magasins bio ne sont pas une menace pour les gms

Par
Laurent Zeller

Nous adorons faire des groupes : des groupes de magasins, des groupes de produits, des groupes d’acheteurs et les identifier par des comportements en « indiçant » les anomalies, les faits saillants, bref ce qui dépasse. Le problème, c’est que  le consommateur est complexe, il est paradoxal, et se laisse souvent peu « enfermer » dans une slide à 3 bullet points ! Pourquoi avons-nous ce besoin de simplification ? Peut-être parce que nous venons d’un monde où l’on achetait un produit ou un autre, où l’on allait chez l’un ou l’autre pour faire 100% de ses courses : le mass-market.

Aujourd’hui, l’ère est à la diversification, aux comportements d’achats multiples, à l’achat plaisir dans le même caddie que l’achat santé. Nombreux sont ceux qui déjeunent d’une petite salade fraîcheur, mais craquent assez facilement pour des biscuits chocolatés quelques heures après.

Les distributeurs, les marques et les instituts ont du mal à appréhender les nouvelles manières de consommer… Pour analyser, on fait des moyennes. Mais les moyennes sont la forme la plus élaborée du mensonge ! En revanche, il faut vraiment arrêter d’opposer les comportements, puisque bien souvent ils se complètent. Le plus bel exemple de « tromperie » est de penser que les acheteurs de magasins bio sont perdus pour les magasins de grande consommation.

LES ACHETEURS EN MAGASINS BIO SONT PARMI LES PLUS GROS ACHETEURS EN GMS ! 

Ils adorent cuisiner, achètent beaucoup et en particulier dans nos chers hypermarchés ! 

Alors oui, certains acheteurs exclusifs de magasins bio n’iront plus ou pas en grandes surfaces, mais ils n’y allaient déjà pas… et ne sont pas la plus grande majorité de la clientèle des magasins bio. 

La vraie menace serait que la grande distribution devienne moins pertinente, et perde des acheteurs en ne répondant plus suffisamment aux attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Ces derniers veulent de la diversité (pas toujours la même chose dans tous les magasins), de l’engagement (qui sera la première enseigne à ne plus vendre de tomates en hiver ?) et une expérience d’achat, du service… bref retrouver le plaisir de préparer à manger : et ça commence par faire les courses !