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RECUL DE 45% DES VENTES DE PLATS CUISINES SURGELES A BASE DE BŒUF LORS DE LA 1ERE SEMAINE POST-HORSEGATE
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RECUL DE 45% DES VENTES DE PLATS CUISINES SURGELES A BASE DE BŒUF LORS DE LA 1ERE SEMAINE POST-HORSEGATE

1 million d’euros et 300 tonnes perdus en 1 seule semaine.

Les résultats de la semaine de 11 au 17 février 2013, issus du panel Nielsen ScanTrack (qui traite et analyse les sorties caisses de la quasi-exhaustivité des grandes surfaces – hypermarchés, supermarchés, hard-discounters alimentaires) révèlent des évolutions spectaculaires des ventes.

Dès le 8 février, les produits incriminés ont été retirés des magasins Intermarché et Leclerc, avant une propagation aux autres enseignes les jours suivants. Résultat : les plats cuisinés surgelés à base de bœuf, au cœur du scandale sur la traçabilité des viandes utilisées dans les plats cuisinés, voient leur chiffre d’affaires reculer de 45% lors de la semaine allant du lundi 11 au dimanche 17 février, comparativement à la même semaine de l’an passé. La chute reste très brutale si l’on compare avec la semaine précédente : -39% en valeur.

L’impact est même visible au total plats surgelés (-16% en valeur) ainsi qu’au total du rayon surgelés des grandes surfaces (-9%).

Au total, c’est 1 million d’euros de perdus pour ce segment de marché, soit près de 300 tonnes, en une seule semaine de ventes.

Un recul homogène selon les circuits & les recettes

En hypermarchés, supermarchés ou hard-discounters, on relève à date peu de différences pour le recul  des ventes de plats cuisinés surgelés.

En outre, même si les lasagnes ont été sous les feux des projecteurs, leur recul (-45%) n’est pas plus marqué que celui des hachis-parmentier (-49%) ou des moussakas (-52%), les différentes recettes étant pénalisées par un retrait de produits des linéaires, un fort bruit médiatique et une désaffection des consommateurs.

Des marques de distributeurs à peine moins touchées que les marques leaders

Parmi les acteurs du marché des lasagnes surgelées, les MDD (marques de distributeurs) reculent de 38% en valeur lors de la semaine finissant le 17 février, contre une baisse de 50% pour les marques de fabricants. Parmi ces dernières, le recul dépasse 30% pour chacune des marques leaders, qu’elles soient ou non directement citées dans les débats.

Parmi les 248 références de plats cuisinés surgelés à base de bœuf, qui étaient vendues la semaine précédente, une trentaine a vu ses ventes baisser d’au moins 80% dès la semaine du 11 au 17 février.

Réactions consommateurs : les enseignements de l’impact observé au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, où le Horsegate a commencé plus tôt, une enquête Nielsen réalisée du 11 au 13 février auprès de 1062 consommateurs, a souligné l’importance de l’affaire au sein des foyers britanniques. L’information a touché 96% d’entre eux grâce à une très importante couverture médiatique, et les révélations préoccupent 74% des consommateurs (36% se disant même « très préoccupés »).

Et même si le fait de consommer de la viande de cheval heurte une partie des consommateurs, c’est bien le fait d’avoir été trompé qui a gêné en premier lieu les britanniques. Les conséquences sur le comportement d’achat des ménages seront à surveiller de près : 67% déclarent outre-manche qu’ils seront moins enclins à acheter des produits manufacturés à base de viande dans le futur…