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L’alimentaire peu impacté par les attentats, sauf à très court terme pour les hypermarchés des centres commerciaux, délaissés pour les supérettes de centre-ville
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L’alimentaire peu impacté par les attentats, sauf à très court terme pour les hypermarchés des centres commerciaux, délaissés pour les supérettes de centre-ville

La semaine du 9 au 15 novembre, les hypermarchés des centres commerciaux franciliens voient leur chiffre d’affaires alimentaire reculer de -3,1%, la semaine entière étant tirée à la baisse par le recul du week-end.

L’analyse des ventes de produits de grande consommation, semaine après semaine, confirme leur grande résilience : en dépit des événements exogènes, tels que les attentats survenus en région parisienne le 13 novembre dernier, l’alimentaire révèle une plus grande solidité que d’autres univers de produits et des évolutions modérées, à la hausse comme à la baisse.

Ainsi sur la semaine 46, allant du lundi 9 au dimanche 15 novembre, les ventes de produits de grande consommation affichent une progression de +0,2% pour leur chiffre d’affaires, certes inférieure à la moyenne, mais faisant suite à des reculs observés en semaines 43 et 45.

Recul significatif pour les hypermarchés des centres commerciaux
Un zoom sur les semaines 46 (qui inclut le vendredi des attentats et le week-en qui a suivi) et 47, révèle des écarts significatifs. Du 9 au 15 novembre, alors que la moyenne des hypermarchés français sont quasi stables en termes de chiffre d’affaires, les points de vente franciliens régressent de -2,3%, et parmi eux, ceux situés dans des centres commerciaux sont les plus en recul. La nette désaffection de ces centres les samedi 14 et dimanche 15 a impacté les ventes de la semaine entière. Inversement, les supérettes parisiennes profitent du mouvement inverse et progressent de plus de 5%.

Retour progressif à la normale
Du 16 au 22 novembre, chaque type de points de vente retrouve une évolution plus proche de la normale, sans pour autant atteindre l’évolution moyenne nationale. Ainsi les hypermarchés des centres commerciaux retrouvent-ils le niveau des ventes de la même semaine 1 an auparavant (+0,1%) mais tout en restant moins dynamiques que la moyenne des hypermarchés français ou même celle des hypermarchés franciliens.