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Avec plus de 4 000 points de retrait et un chiffre d’affaires en hausse de 14%, le Drive confirme son succès !
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Avec plus de 4 000 points de retrait et un chiffre d’affaires en hausse de 14%, le Drive confirme son succès !

Phénomène franco-français, le drive confirme sa solide position aux côtés d’autres circuits de distribution. 1 ménage sur 4 le fréquente désormais… et 9% sont mêmes devenus des accros au circuit pour leurs achats d’alimentaire.

« Je commande sur internet, je récupère mes courses alimentaires quelques heures plus tard, directement dans le coffre de mon véhicule ou en caisse centrale ». Rarement un nouveau mode de distribution aura eu une progression aussi rapide que le drive ! Les derniers chiffres Nielsen dévoilés en partenariat avec la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) soulignent le dynamisme du circuit.

LA PROGRESSION DU CIRCUIT RESTE SIGNIFICATIVE

L’essor des drives ne s’est pas démenti sur les derniers mois, avec environ 500 nouveaux points de retrait additionnels lors de la dernière année : en mai 2016, ce sont exactement 4 025 sites de drives qui ont été recensés dans la base de données Nielsen TradeDimensions.

Parmi eux, 2 903 sont des click & drive, espaces dédiés au drive (avec des pistes pour les véhicules et des bornes de retrait) créés par les distributeurs. Certains sont accolés à un magasin existant ; d’autres sont des entrepôts créés ex-nihilo, ils sont alors dits ‘déportés’. Les autres sont des magasins proposant un service drive à leur clientèle : en fait, une possibilité de retirer en magasin une commande effectuée sur un site internet (également appelée click & collect).

Si le rythme d’ouvertures de nouveaux drives a ralenti par rapport aux années 2012/2013 où il se créait 1,9 click & drive par jour, 323 click & drive ont encore été créés lors des 12 derniers mois ! Au 1e trimestre 2016, il s’est ouvert environ 0,8 click & drive par jour.

Résultat, plus de 80% des hypermarchés proposent la solution drive à leur clientèle ; un score qui atteint même 97% pour les plus grands d’entre eux (points de vente de plus de 6 500 m²). Mais il reste un potentiel d’ouverture significatif chez les supermarchés, inversement proportionnel à la taille des magasins. Ainsi, les plus petits supermarchés (moins de 1 200 m²) ne sont que 11% à être équipés en drive.

Parmi les acteurs de la distribution, Intermarché est le groupe qui propose le plus de drives, un classement expliqué par la taille de son parc de magasins. Mais en pourcentage de magasins équipés en drive, le groupement reste en deçà de Leclerc, Auchan, Cora ou Carrefour.

Vincent Cornu, Directeur Distribution chez Nielsen France, confirme la bonne santé du circuit : « Sur l’année 2015, 30% de la croissance du chiffre d’affaire des produits de grande consommation étaient expliqués par les seuls drives, signe du rôle essentiel de ce circuit pour la distribution française. Le drive représente désormais 4,5 milliards d’euros annuels, soit une part de marché de 4,3% sur l’univers hypermarchés, supermarchés, SDMP*, drive et proximité. En 2016, nous observons toujours une progression à 2 chiffres, portée tant par le dynamisme des ouvertures que par l’ancrage du circuit dans les habitudes des consommateurs ».
*SDMP = Supermarchés à Dominante Marques Propres (ex-discounters).

UNE CIBLE FAMILIALE – ET 9% DES FOYERS FRANÇAIS DEVENUS ‘ACCROS’ AU DRIVE

Avec cet essor du parc, 80% des foyers français ont désormais accès à un click & drive à moins de 15 minutes de chez eux… un score supérieur aux hypermarchés par exemple (75%). Et ce, sans compter les consommateurs qui ont un click & drive à proximité de leur lieu de travail.

Le circuit conforte ainsi sa place dans leurs courses des produits de tous les jours. En effet, c’est près d’1 foyer sur 4 (24%) qui s’est rendu en drive au moins une fois au cours de l’année passée… un score en progression d’1 point en 1 an. Avec une dépense moyenne conséquente : 67 euros en produits alimentaires (contre 41 euros en moyenne en hypermarché). Un score qui s’explique par le profil de la clientèle drive, très familial : 54% de ces foyers sont des familles (contre 26% en France), qui représentent même 78% des achats réalisés en drive (2 fois plus que la moyenne).

La dernière typologie consommateurs de Nielsen révèle que 9% des foyers sont même des convaincus du drive : devenus accros au circuit, ils y réalisent 40% de leurs achats, soit quasiment autant qu’en hypermarchés (44%). Ils reconnaissent même être disposés à payer plus pour bénéficier du drive (service qui reste pourtant gratuit à date)… On retrouve parmi eux essentiellement des familles, en recherche de praticité et gain de temps. Le classement des catégories championnes en drive fait ainsi la part belle aux produits destinés aux familles et notamment aux foyers avec bébés.

Pour Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad, «  Le drive est le symbole de la convergence entre les magasins et internet. La grande distribution a su s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs connectés ».

Daniel Ducrocq, Directeur Sales Force Activation chez Nielsen, conclut : « Le drive garde un potentiel de croissance indéniable. Le nombre de points de retrait va continuer à croître, notamment parmi les supermarchés, qui restent sous-équipés en drive. Les zones très urbanisées, en premier lieu Paris, vont également être adressées, via des concepts de casiers, drives piétons ou drives entreprises, qui répondront aux besoins des consommateurs en quête de gain de temps et praticité! Et comptons sur l’ensemble des acteurs – industriels et distributeurs – pour optimiser encore l’expérience consommateur (ergonomie des sites internet, offre adaptée, interactions avec les autres circuits de distribution…). ».

Retrouvez ici le détail de la présentation de Nielsen lors de cette conférence de presse.