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Union européenne : déficit de confiance chez les consommateurs
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Union européenne : déficit de confiance chez les consommateurs

L’indice The Conference Board de la confiance des consommateurs dans le monde atteint le score de 106 au premier trimestre de 2019, soit 1 point de moins qu’au trimestre précédent, qui était un record historique depuis la mise en place de l’indice en 2005.

Le ralentissement de la confiance dans de nombreux marchés matures est compensé par le dynamisme observé dans les pays émergents.

La confiance reste au niveau historique de 117 en Asie, s’améliore en Amérique du Sud (95), ainsi qu’au Moyen-Orient et en Afrique (record là aussi historique de 96).

En Amérique du Nord, la confiance rebondit ce trimestre à 118 après un recul fin 2018… grâce au Canada. Aux Etats-unis, la confiance reste stable.

DES ÉVOLUTIONS TRÈS HÉTÉROGÈNES AU SEIN DE L’UNION EUROPÉENNE

L’indice de la confiance des consommateurs n’avait cessé de progresser en Europe en 2017, parallèlement à la croissance économique et à l’amélioration du marché de l’emploi. Au début de l’année 2018, cette hausse a été stoppée, et cette année la confiance moyenne en Europe retombe à nouveau d’un point, passant de 84 fin 2018 à 83 au 1er trimestre 2019. Un niveau qui reste historiquement plus faible comparé aux autres régions du globe. Au sein de l’Union, la plupart des pays ont un indice en-deçà du niveau 100, correspondant à un équilibre entre les consommateurs optimistes et pessimistes dans un pays. Autrement dit, dans la plupart des pays européens, les consommateurs restent plutôt pessimistes, contrairement aux asiatiques ou nord-américains, par exemple.

Ce trimestre, parmi les pays de l’Union Européenne, les plus fortes baisses sont enregistrées en Estonie (-9 points), en Espagne (-6 points), en Irlande et en Croatie (-5 points). Les plus fortes hausses sont au crédit de la France (+8 points), de la Finlande (+5) et du Portugal (+4).

La confiance est stable au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne.

EN FRANCE, LA CONFIANCE REBONDIT APRÈS UNE DIFFICILE FIN D’ANNÉE 2018

Fin 2018, la confiance des consommateurs français subissait un recul rarement observé, perdant 13 points en un seul trimestre, passant de 77 à 64 en plein mouvement “gilets jaunes”. Avec cet indice, la France se positionnait parmi les pays les plus pessimistes à travers le globe (64 pays inclus dans l’étude).

La confiance repart à la hausse en ce début d’année, avec un score de 72 qui reste néanmoins en-deçà de début 2018. A court terme les différents indicateurs repartent à la hausse ; 23% des interrogés jugent que les perspectives d’emploi sur l’année à venir sont bonnes ou excellentes, contre 19% au trimestre précédent. Parallèlement, le sentiment de récession retombe mais reste à un niveau élevé (71% des ménages contre 74% au trimestre précédent).

Parmi les préoccupations des Français, l’inflation des produits alimentaires devient l’inquiétude numéro 1 avec une progression en ce début d’année 2019. Les factures énergétiques (électricité, gaz…) restent également un sujet d’inquiétude majeur.

A propos de la The Conference Board® Global Consumer Confidence Survey

Initiée par Nielsen en 2005, l’enquête sur la confiance des consommateurs dans le monde est désormais conduite par The Conference Board en collaboration avec Nielsen. La dernière étude a été menée en février 2019 en Asie Pacifique, Europe, Amérique Latine, Europe de l’Est, Afrique et Amérique du Nord. Elle mesure la confiance, les préoccupations majeures et les habitudes de consommation de plus de 32 000 internautes dans 64 pays. Un indice de confiance égal à 100 signifie un degré moyen d’optimisme dans le pays.

L’échantillon des consommateurs interrogés en ligne comprend des utilisateurs qui ont accepté de participer à cette enquête. Afin d’être représentatif des consommateurs en ligne pays par pays, l’échantillon est pondéré par des quotas spécifiques basés sur l’âge et le sexe pour chaque pays. Le taux de pénétration d’internet variant selon les pays, The Conference Board utilise un seuil minimum de 60% de pénétration d’internet ou une population en ligne de 10 millions pour inclure le pays dans l’enquête.

Les conclusions de cette enquête sont basées sur des comportements déclarés par les interrogés, non mesurés réellement.