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Le consommateur français en 2013 : l’achat d’impulsion 2 fois moins répandu qu’ailleurs.
Rapport

Le consommateur français en 2013 : l’achat d’impulsion 2 fois moins répandu qu’ailleurs.

Les Français consomment de manière utile : 16 % seulement font des achats d’impulsion contre un quart des consommateurs dans les pays voisins et un tiers en moyenne dans le monde. Bien que le prix soit une grande préoccupation pour les Français, ils sont un peu moins susceptibles que d’autres de chercher des offres à bas prix… à l’exception notable de l’alimentation.

Les consommateurs français sont plus prudents au sujet de leurs habitudes de consommation, seulement 16 % font des achats d’impulsion pour des produits dont ils n’ont pas vraiment besoin contre plus d’un quart des Européens (27%) et environ un tiers des personnes dans le monde. Un constat que révèle la dernière enquête Nielsen, leader mondial des études et de l’information sur ce que les consommateurs regardent et achètent.

Plus de 29 000 personnes réparties dans 58 pays ont répondu à cette enquête mondiale menée sur Internet sur le comportement d’achat du consommateur et notamment sur l’achat d’impulsion. Il en ressort que les personnes originaires d’Asie-Pacifique (40%) et du Moyen-Orient/Afrique (39%) sont les plus susceptibles de faire ce type d’achat.

Adepte des grandes marques, le consommateur français se montre surtout raisonnable dans ses achats

Les consommateurs français aiment acheter des grandes marques (46%)… presque autant que les consommateurs à l’échelle mondiale (47%) et plus encore que ceux des autres pays européens (41%).

En revanche, pour 2 produits à fonctionnalités identiques, les Français sont beaucoup moins prêts à payer un supplément pour celui proposant un meilleur design (16%) que les autres consommateurs dans le monde (44%) et la moyenne des Européens (24%).

De même, les consommateurs français sont moins tentés que d’autres par l’essai de nouveaux produits avant leurs connaissances : un sur cinq (19%), comparé à un Européen sur 4 (25%) et à un tiers des personnes dans le monde. Selon l’étude, ce sont les personnes originaires d’Asie-Pacifique (45%) et du Moyen-Orient/Afrique (43%) qui sont les plus adeptes des innovations.

Les pays les plus sensibles à l’achat d’impulsion et à l’essai de nouveaux produits sont en effet les marchés émergents tels que la Chine, l’Inde et l’Indonésie, où le revenu des habitants est à la hausse et par voie de conséquence où la consommation est en pleine expansion.

« Moins sensibles à l’impulsion, moins disposés à payer un supplément pour un bénéfice design jugé secondaire… les Français se révèlent avant tout très prudents à l’égard de leurs dépenses» explique Sébastien Monard, responsable marketing chez Nielsen France.

Des consommateurs français certes avisés… moins que d’autres néanmoins

Connaître le prix avant de se rendre en magasin ? Pas encore une habitude pleinement française. Certes, un peu plus de 4 personnes sur 10 (42%) s’informent avant l’achat, mais ce score s’avère plutôt modéré en comparaison de la moyenne Europe (51%) et monde (63%). Près de la moitié des Français (48%) prétend ne pas comparer les prix avant d’acheter par rapport à 6 européens sur 10 et plus des deux tiers (68%) au niveau mondial.

Les consommateurs français sont presque trois fois moins habitués (12%) que la moyenne mondiale (34%) à comparer les prix en utilisant leurs téléphones mobiles. Ils sont également moins enclins (40%) à acheter des produits accompagnés de cadeaux par rapport aux autres consommateurs dans le monde (58%). A noter que les pays en développement trouvent plutôt les cadeaux incitatifs à l’acte d’achat – citons ainsi les Philippines (77%), le Vietnam (75%) ou la Turquie (72%).

En outre, seul un tiers des consommateurs français essaye des échantillons avant d’acheter, contre plus de la moitié des Européens (51%) et des consommateurs dans le monde (54%).

Lorsqu’ils achètent des produits les Français se disent aussi deux fois moins influencés (17%) par d’autres personnes que la moyenne mondiale (35%) et moins susceptibles (34%) de faire confiance à des produits recommandés par les professionnels. Une sensibilité plus tangible en Europe (45%) et dans le monde (52%)

A la recherche des « bonnes affaires » dans l’alimentation

Si en règle générale les consommateurs français semblent moins à l’affût que d’autres pour rechercher des offres moins chères, ce n’est pas le cas dès lors que l’on considère l’alimentation et les produits de tous les jours. Plus de 6 consommateurs français sur 10 (62%) comparent les prix à chaque fois qu’ils se rendent en hyper ou supermarché comparativement à la moitié (51%) des consommateurs du monde entier et 57% en Europe.

9 Français sur dix (91%) utilisent des coupons de réduction lors d’une ou plusieurs visites au supermarché, ce qui n’est le cas que pour sept consommateurs sur dix dans le monde et à travers l’Europe (71%).

Enfin, 89 % des consommateurs français interrogés confirment acheter en tête de gondole… contre 77 % des Européens et 74 % au niveau mondial.

Sébastien Monard conclut: « Malgré de moindres montants que dans d’autres univers de produits, les achats de tous les jours cristallisent chez le consommateur français le besoin de maîtriser ses dépenses. La richesse des outils promotionnels à disposition et la fréquence de ces achats génèrent chez lui une forte sensibilité à ces stimuli. »


A propos de l’enquête globale Nielsen

L’enquête globale Nielsen sur le comportement d’achat des consommateurs a été menée du 10 août au 7 septembre 2012 auprès de 29 000 consommateurs dans 58 pays en Asie Pacifique, Europe, Amérique Latine, Europe de l’Est, Afrique et Amérique du Nord.