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Le snacking, 374 milliards de dollars
Rapport

Le snacking, 374 milliards de dollars

Les consommateurs du monde entier ont dépensé 374 milliards de dollars en snacking entre 2013 et 2014, une augmentation de +2% sur douze mois. Même si l’Europe (167 milliards) et l’Amérique du Nord (124 milliards) représentent la majorité des ventes de produits de snacking à travers le monde, les ventes augmentent plus rapidement dans les régions en développement. Asie-Pacifique (46 milliards) et Amérique Latine (30 milliards) ont respectivement augmenté de +4% et +9% tandis que les ventes au Moyen-Orient / Afrique (7 milliards) ont augmenté de +5%.

« La concurrence dans l’industrie du snacking est féroce », déclare Susan Dunn, vice-président exécutif, Global Professional Services, Nielsen. « La demande est principalement motivée par des considérations de goût et de santé et les consommateurs ne sont prêts à faire des compromis sur aucun des deux. Le juste équilibre est finalement décidé par le consommateur en magasin. Comprendre « le pourquoi avant l’achat » offre la sagacité nécessaire pour livrer le bon produit au bon consommateur au bon moment. »

30.000 consommateurs ont été interrogés en ligne dans 60 pays afin d’identifier quels en-cas sont les plus populaires à travers le globe et quels sont les plus importants critères de sélection parmi la santé, le goût, les textures…

Un snack à l’occasion

Les confiseries – incluant bonbons, chocolat, gommes, chewing-gums…- constituent l’essentiel des ventes de l’univers du snacking en Europe (46,5 milliards $) et au Moyen-Orient / Afrique (1,9 milliard $). Le snacking salé représentent plus d’un cinquième des ventes de snacking en Amérique du Nord (27.7 milliards $), les snacks glacés représentent pour leur part près d’un tiers du marché en Asie-Pacifique (13,7 milliards $) et les biscuits et petits gâteaux représentent plus d’un quart en Amérique Latine (8.6 milliards $).

Quelles sont les catégories les plus dynamiques selon les continents? Selon les données magasins de Nielsen, les ventes d’en-cas salés (biscuits salés, galettes de riz, chips…) ont progressé de +21% en Amérique Latine l’année dernière. Ceux à base de viande ont augmenté de +25% au Moyen-Orient / Afrique et de +15% en Amérique du Nord. Les snacks frais, comme les yaourts, les goûters au fromage et les desserts, sont en hausse de +6% en Asie-Pacifique, alors que les dips et produits à tartiner (salsa pimentée, houmous…) ont augmenté de +7% en Europe.

« Certains grignotages non-sucrés faisant office de substituts de repas sont en forte croissance, ce qui va de pair avec une prise de conscience des consommateurs et les considérations autour de la santé », expose Susan Dunn. « Même si les biscuits classiques, les gâteaux et les confiseries représentent toujours la majorité des ventes, davantage d’innovations dans les univers du snacking sain et du grignotage nomade sont nécessaires pour s’adapter à cette évolution dynamique. »

Plus des trois quarts des répondants mondiaux (76%) grignotent souvent ou parfois pour satisfaire leur faim entre les repas ou en cas de fringale, et 45% d’entre eux consomment des snacks en tant que substituts de repas : 52% pour le petit déjeuner, 43% pour le déjeuner et 40% pour le dîner.

En bon gourmands, les Français ont recours au snacking d’abord pour le plaisir (48%), ensuite pour satisfaire une envie (35%), pour se nourrir (31%), comme une friandise ou pour attendre entre deux repas (25%). Ils aiment les goûts et textures savoureux (59%), frais (47%), moelleux (34%), fruités et croustillants (33%) et 35 % l’associent à un moment de détente.

« On voit souvent le snacking comme un en-cas destiné à être mangé entre les repas plutôt qu’en tant que réel substitut à un repas », affirme Susan Dunn. « Mais les nouveaux modes de vie imposent souvent des repas rapides et beaucoup optent pour des options de restauration rapide qui s’avèrent  riches en calories et faibles en bénéfices santé. Il y a ici de vraies opportunités, encore inexploitées, pour gagner des parts de marché sur le marché alternatif du repas nutritif, transportable et facile à consommer dont les fabricants devraient profiter ».

Fruits frais et chocolat ont les faveurs des consommateurs

Selon l’enquête de Nielsen, les personnes sondées estiment que les fruits frais (18%) sont l’en-cas qu’ils choisiraient avant tout autre parmi une liste de 47 items différents. Arrivent ensuite le chocolat (15%) puis, loin derrière, les yaourts (6%), le pain et les sandwichs (6%), le fromage (5%), les tortilla chips et chips (5%), les légumes (5%) et la glace (4%). A noter néanmoins, ces faibles pourcentages soulignent la grande hétérogénéité des goûts dès lors qu’il s’agit de choisir un en-cas favori.

En France, c’est le chocolat qui arrive en tête (21%) et devance les fruits frais (12%) et yaourts (11%). Et là encore, c’est avant tout le plaisir qui guide le choix (54%).

Sur une période de 30 jours cependant, les répondants mondiaux ont dégusté une grande variété d’en-cas : chocolat (pour 64% d’entre eux), fruits frais (62%), légumes (52%), cookies/biscuits (51%), pain/sandwich (50%) et yaourts (50%). En France, ces chiffres sont de 60% pour les yaourts, 55% pour les fruits et le fromage et un peu moins pour le chocolat (44%).

Plus de quatre répondants sur 10 ont consommé du fromage (46%), des tortilla chips/chips (44%) et des noix/graines (41%). Un tiers ont mâché du chewing-gum (33%) et dégusté une glace (33%) tandis que près d’un quart craquait sur du pop-corn (29%), des biscuits du type crackers / biscuits croustillants (28%) et des céréales (27%).

Les préférences en matière de snacks sont sensiblement différentes dans le monde. Parmi les produits qui ressortent de manière régionale, citons les snacks de légumes en Asie-Pacifique (57%), le fromage en Europe (58%), la crème glacée en Amérique Latine (63%) et les chips/tortilla chips en Amérique du Nord (63%).

« La dualité du grignotage est frappante : les consommateurs veulent s’assurer une bonne santé, et d’un autre côté les propositions de gourmandise et de plaisir sont toujours plus fortes », ajoute Susan Dunn. « Une meilleure compréhension de la demande consommateurs et des marchés selon le profil démographique aidera les fabricants à déchiffrer les codes et à équilibrer leur portfolio entre plaisir et santé. Elle augmentera aussi les chances de succès dans ce paysage ultra-concurrentiel ».

Grignoter… en donnant du sens au snacking

L’étude de Nielsen démontre que les personnes questionnées à travers le monde se soucient plutôt de l’absence d’ingrédients que de l’ajout de différents additifs. «Les consommateurs veulent des en-cas qui s’en tiennent à l’essentiel», assure Susan Dunn.

Les en-cas 100% naturels sont jugés très importants par 45% des répondants et assez importants par 32% – les plus hauts pourcentages obtenus parmi les 20 attributs de santé analysés dans l’étude. Les absences de colorants artificiels (44%), OGM (43%) et arômes artificiels (42%) sont également perçues comme très importantes. En-cas sans caféine (23%) et sans gluten (19%) sont cités ensuite. En France ces préoccupations de santé sont également très présentes avec en tête l’absence d’OGM (44%), des compositions complètement naturelles (36%) ou sans sucre (34%).

Selon la devise « moins c’est plus » (less is more), environ 1/3 des répondants mondiaux estiment très important que les snacks soient faibles en sucre (34%), en sel (34%), en matières grasses (32%) et en calories (30%). Un quart des personnes interrogées veulent des en-cas où les hydrates de carbone sont en faibles quantités ou absents. En revanche, environ 1/3 sont à la recherche d’ingrédients bénéfiques, comme les fibres (37%), les protéines (31%) et les céréales complètes (29%).

Les consommateurs soucieux de l’environnement jugent qu’il est fondamental que les snacks proviennent de sources durables (35%), soient biologiques (34%) et utilisent des ingrédients locaux (25%).

Enfin, le contrôle des quantités et portions est jugé très important par 27 % des répondants mondiaux.

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