INSIGHTS

Top Références PGC : Des prix encore en hausse en 2ème semaine, les spiritueux en tête
Actualités

Top Références PGC : Des prix encore en hausse en 2ème semaine, les spiritueux en tête

Suite à la mise en place du volet “SRP” de la loi EGalim le 1er février, les hausses de prix se confirment, et les plus fortes sont constatées sur les références d’alcools et d’épicerie salée.

Nielsen actualise aujourd’hui les hausses de prix moyennes constatées sur les références majeures de marques fabricants PGC (Produits de Grande Consommation) depuis le 26 janvier. La hausse de 10% du seuil de revente à perte (SRP) telle que voulue par la loi tirée des Etats Généraux de l’Alimentation a été mise en place le 1er février 2019.

Confirmation de la hausse de prix sur la dernière semaine

L’analyse du top 100 des références du PGC montrait le 2 février des hausses de +4.0% en hypermarchés et de +2.6% en supermarchés comparativement au 26 janvier. Une semaine plus tard, la hausse des prix se poursuit : l’augmentation atteint désormais +4.2% en hypermarchés et +3.1% en supermarchés.

Les alcools les plus inflationnistes, prix en baisse sur le papier et le frais non laitier

Afin d’identifier les rayons concernés par les hausses de prix, Nielsen a analysé les 1000 références les plus vendues en 2018. Si en moyenne sur ce top 1000, la hausse de prix est de +1.7%, ce sont les références d’alcools et d’épicerie salée qui ont vu leur prix augmenter le plus, avec des hausses autour de +3% sur les 2 dernières semaines.

Au sein des alcools du top 1000, ce sont des spiritueux qui sont les plus impactés : les anisés (+8.5%), les whiskies (+6.1%) et les vins doux naturels (+6.1%).

7 foyers sur 10 concernés par le top 100 des références… mais certains foyers seront plus touchés que d’autres

Quelle conséquence pour le budget des ménages ? Les hausses de prix observées début février étant les plus fortes sur les références majeures présentes en magasin, Nielsen a zoomé sur les 72% des ménages achetant au moins un produit du top 100 au cours de l’année. Autrement dit, 3 foyers français sur 10 ne sont pas du tout concernés par ce panier des top 100 références.

Parmi la clientèle du top 100, le budget moyen dédié à ce panier est de 74 euros sur une année : une hausse de prix de 4% revient donc à une augmentation de 3 euros de leur budget annuel.

Si l’impact peut sembler modéré en général, certains foyers vont être davantage concernés, comme les foyers les plus gros acheteurs de spiritueux (anisés, whiskies, vodkas…) en hypermarchés. C’est en effet sur ces catégories de produits que les hausses sont les plus conséquentes.

Or ces foyers représentent 10% des ménages français, et achètent 13 litres de spiritueux en hypermarchés dans l’année, pour un budget de 344 euros. S’ils maintiennent les quantités achetées, c’est une hausse de 20 euros minimum qu’ils devront directement absorber au cours des 12 prochains mois.