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Hors-domicile : début d’année difficile pour les boissons en bars, hôtels et restaurants
Rapport

Hors-domicile : début d’année difficile pour les boissons en bars, hôtels et restaurants

Les consommateurs interrogés évoquent principalement des raisons économiques pour leur baisse de fréquentation des bars et restaurants… bien souvent au profit de soirées entre amis au domicile de l’un d’entre eux. Les attentats de janvier sont pour 13% des foyers une cause de désaffection des bars et autres lieux publics.

Grâce à son panel de détaillants hors domicile, CGA-Nielsen révèle les tendances du début d’année 2015 (janvier à avril) pour les volumes de boissons écoulés en bars, hôtels, restaurants, pubs, discothèques… Et analyse les raisons de la baisse de fréquentation via une enquête consommateurs.

De nombreux segments de boissons pénalisés par la désaffection du CHR par les consommateurs

Pour la plupart des boissons, le début 2015 (ventes de janvier à avril) révèle des baisses de volumes en miroir de la dynamique observée à la même époque en 2014. Les bières accusent ainsi un recul de 5%, entraînées par le repli des bières de luxe (-12%) et bières spéciales (-7%) que la bonne dynamique des bières de spécialité comme les bières d’abbaye, aromatisées et blanches (+3%), panachés (+3%) et sans alcool (+16%) ne fait qu’atténuer.

Au sein des spiritueux, les whiskies, tequilas et vodkas sont logés à la même enseigne, avec des volumes en baisse de 6% sur les 4 premiers mois de l’année. Les liqueurs et spécialités sont à peine moins impactées (-4%). En revanche, le rhum (+2%), le gin (+3%) et la cachaça (+21%) sont à nouveau en progression, comme au début d’année 2014.

La majorité des soft-drinks sont également en souffrance. Si les boissons sans alcool sont en baisse de 6% sur ce début d’année, certains segments sont même pénalisés par des baisses atteignant -9%, comme les colas et les sirops. Les jus et smoothies, avec une évolution de -7%, et les boissons aux fruits, avec -5%, sont également particulièrement touchés.

Le CHR victime de la crise… et une consommation à domicile plutôt qu’en hors domicile

62% des consommateurs interrogés ont bien le sentiment que les sorties de leur foyer ont été réduites lors du 1er semestre 2015 – un score d’autant plus fort que le foyer appartient aux classes modestes (69%), alors qu’il n’est que de 55% chez les ménages aisés.

Ces consommateurs évoquent presque tous (91%) des raisons économiques pour cette diminution des sorties. Trois quarts d’entre eux disent avoir baissé la fréquentation des bars, restaurants ou cafés au profit de soirées entre amis, chez soi ou chez les autres…  autant pour des raisons budgétaires que pour retrouver une plus grande convivialité.

 

Diminution des sorties suite aux attentats de janvier ?

Pour la très grande majorité des personnes interrogées en juin qui ont diminué leurs sorties, les attentats de janvier n’ont pas eu d’impact sur leur fréquentation des bars, pubs, et autres restaurants. Seuls 13% reconnaissent (se souviennent ?) que les attentats ont freiné leurs sorties sur le 1er semestre. « Pourtant, l’évolution mois par mois des débits de boissons révèle une nette rupture sur le tout début d’année » commente Benjamin Kuentz, Directeur CGA-Nielsen France.  « Janvier et février sont ainsi particulièrement négatifs, que ce soit pour les bières (respectivement -10% et – 7%), les soft-drinks (-10% et -5%), les eaux (-7% et -7%), ou encore les spiritueux (-10% et -6%) alors que mars et avril ont des tendances légèrement positives ou plus proche de 0. ».

Les données à fin juin disponibles prochainement permettront de confirmer si cette baisse était une tendance conjoncturelle ou une tendance de fond.

Notes :
Les indicateurs de tendance CHR sont extraits du Volume Pool CHR CGA-Nielsen (consolidation estimée des 2/3 des volumes CHD)

Depuis 1992, CGA Strategy a développé en Grande-Bretagne un modèle solide qui permet de suivre l’évolution et les performances du marché boissons au sein du CHRD. Aujourd’hui leader sur le marché britannique, CGA Strategy s’est associé à Nielsen pour développer son offre en Europe continentale. En France, c’est Benjamin Kuentz, ayant travaillé plusieurs années sur le CHR pour un industriel des spiritueux, qui est en charge du développement de l’offre et de son adaptation aux spécificités du marché français.

A propos de l’enquête consommateurs

Enquête Nielsen Panel Views auprès de 9 116 panélistes Nielsen Homescan. Administration des questions online du 19 au 30 juin 2015.